Retours de l’audience de rentrée avec le recteur, le 7 septembre 2026
Grâce aux retours à l’enquête nationale du SNES-FSU, aux contacts pris directement avec des S1 ou avec des syndiquées dans des établissements des cinq départements, la section académique du SNES-FSU a pu signaler au recteur, lors d’une audience le 7 septembre, les différentes difficultés de cette rentrée auxquelles les personnels sont confrontés.
LES PROBLÉMATIQUES D’EMPLOI
AED
Le retrait de 35 équivalents temps plein d’AED en deux ans (15 à cette rentrée, 20 à la rentrée prochaine) est un coup dur pour notre académie. Plusieurs établissements se sont mobilisés après avoir appris que leur assistante pédagogique ne serait plus présente en 2026-2027. L’administration a maintenu qu’il fallait engager la résorption de la surconsommation de moyens afin de ne pas courir le risque de se voir retirer davantage d’emplois encore. Pour autant, elle a lâché du lest en éducation prioritaire, au collège Montaigne de Lormont, en retirant 1 équivalent temps plein au lieu d’1,5.
Manque de personnels, remplacement
Outre les points ci-dessus, Le SNES-FSU a également abordé les personnels manquant dans les collèges et lycées à la rentrée. D’après l’enquête de la première semaine de septembre, des professeures étaient encore attendues dans 55% des établissements de l’académie, en particulier en lettres, sciences physiques, technologie ou encore les enseignements artistiques. Parallèlement, la section académique est quotidiennement sollicitée par des collègues en attente d’affectation, TZR ou contractuelles remplaçantes en CDD. Or, pour le rectorat, selon la formule consacrée, la rentrée est « techniquement réussie ». 92% des blocs de moyens provisoires sont couverts et, de fait, des personnels restent disponibles pour de la suppléance et, même si l’administration admet que certaines zones seront difficiles à couvrir, elle soutient qu’elle pourra faire face aux besoins, y compris en lettres.
Le retard dans les affectations des TZR et les non-renouvellement des contractuelles en CDD sont liés aux affectations de stagiaires en nombre bien plus important cette année que les années précédentes du fait de la réforme des concours.
La section académique poursuivra le travail entamé avec les autorités académiques pour améliorer la situation des personnels remplaçants. Signalez à permanence@bordeaux.snes.edu toute difficulté rencontrée.
AESH, inclusion
Le point sur le manque d’AESH n’a pas été abordé lors de l’audience, par manque de temps et du fait de remontées très partielles dans l’enquête de rentrée du SNES-FSU mais il est important de faire un point d’étape dans cette lettre d’information. En effet, l’enquête, d’après les données enregistrées, fait apparaître moins de manque d’AESH dans le second degré que ce à quoi l’on pouvait s’attendre en comparaison avec les années précédentes, peut-être parce que les absences de personnels n’avaient pas encore pu être mesurées correctement au moment de renseigner l’enquête ou parce que de nombreuses notifications sont en attente.
Pour les AESH concernées par le passage du PIAL au PAS et la signature des avenants au contrat, le SNES-FSU a interrogé la DPASCO. L’administration envisage désormais une centaine de licenciements pour refus de signatures d’avenants. Un état des lieux par département a dû être demandé par le DRH aux différentes DSDEN pour rechercher les meilleures solutions possibles dans l’organisation des CCP (Commissions Consultatives Paritaires) chargées de donner un avis sur les licenciements. En effet, tant que le licenciement n’est pas effectif, les AESH concernées doivent rester en poste sous peine d’être considérées comme démissionnaires. Pour celles et ceux qui ont fait le choix de refuser l’avenant, il est important que la situation soit rapidement débloquée pour permettre la recherche d’un autre emploi.
Signalez au SNES-FSU toutes les difficultés rencontrées : élèves non accompagnées, mutualisation excessive de l’accompagnement, problèmes liés au passage du PIAL au PAS et dégradation des conditions de travail des AESH.
