9 juin 2026

Vie du Snes

Texte de la C.A.A. du SNES-FSU de Bordeaux, réunie le vendredi 5 juin 2026

Texte de la C.A.A. du SNES-FSU de Bordeaux, réunie le vendredi 5 juin 2026

Contexte international et national

Le climat international pèse sur la situation en France dans tous les secteurs. La guerre déclenchée par D. Trump contre l’Iran au mépris du droit international est désormais dans une période de cessez-le-feu instable, marquant la résilience de l’Iran et les difficultés de l’armée américaine. Cette guerre a montré de façon frappante l’interdépendance des économies et du poids géopolitique du contrôle des détroits car le blocage du détroit d’Ormuz a des conséquences lourdes et diverses : l’explosion des prix de l’énergie, des matières premières et engrais…Du fait de l’impérialisme américain et des errements de Trump, les équilibres internationaux sont menacés, la crise est majeure. Pendant ce temps, Israël, dans la continuité d’une guerre génocidaire, poursuit sa politique meurtrière et expansionniste : massacre des populations à Gaza, guerre dans le sud Liban, annexions en Cisjordanie.
Les guerres se sont multipliées depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Les conflits, les pertes civiles, saturent l’espace médiatique et sont banalisés tout en instillant l’idée que l’ère de la paix est terminée, qu’il faudrait se préparer à la guerre et à « perdre nos enfants », se protéger en augmentant indéfiniment le budget des armées, acculturer la jeunesse à la défense et au patriotisme.
La guerre en Iran entraine une inflation dont il est impossible de prévoir le terme, même si un accord de paix était rapidement conclu. Celle-ci frappe particulièrement les plus précaires.
La vague de chaleur intense de la fin mai a une nouvelle fois rendu sensible le dérèglement climatique. L’exemple de l’Inde, qui subit des températures létales depuis 2 mois rend plus concrètes encore les conséquences de celui-ci. La canicule frappe aussi les populations de façon inégalitaire en fonction des zones d’habitation et des logements de chacune.
Pour le SNES-FSU, il est clair que les limites du modèle de société capitaliste et libérale sont dépassées et qu’il faut d’urgence trouver des alternatives économiques, sociales et environnementales, sortir de la dépendance aux énergies fossiles.
Nos collègues sont forcément sensibles à la situation actuelle, anxiogène à plus d’un titre : discours belliciste, inflation qui les frappe de plein fouet (en particulier les AED, AESH, contractuelles ou titulaires aux premiers échelons), dérèglement climatique avec un impact de plus en plus marqué sur le quotidien. Le risque, parfois accentué par des situations personnelles difficiles, est bien l’isolement, le repli sur soi, chacune se concentrant sur la recherche de solutions pour lutter contre ses peurs, son inconfort, ses difficultés économiques.
L’absence de réponse aux besoins sociaux est le terreau de l’extrême droite contre les idées de laquelle le SNES-FSU lutte au quotidien en promouvant son projet pour l’école et son projet de transformation sociale.
Le SNES-FSU apporte un soutien particulier à la forte mobilisation des enseignantes belges contre la réduction des dépenses publiques dans leur secteur. La répression policière est inacceptable.

Militarisation de la jeunesse

La militarisation de la jeunesse promue par le ministère, par le rectorat, met souvent, dans les discours, l’accent sur le volet mémoriel, pour rassurer. L’académie de Bordeaux compte environ 90 classes défense (armée ou gendarmerie) public et privé confondus. Cette dynamique va à l’encontre de nos mandats pour la paix, et peut rejoindre à certains moments l’idéologie de l’extrême droite, comme dans le Blayais où la députée RN Edwige Diaz s’est imposée à une cérémonie organisée dans le cadre des classes défenses, créant un certain malaise dans la communauté éducative, sans toutefois susciter de réactions particulières.

Salaires, carrières

Cela fait plusieurs années que nous vivons sous un régime d’austérité, de restrictions budgétaires, dans la fonction publique en général et dans l’école en particulier. Les menaces de récession brandies par l’OCDE risquent d’accentuer celui-ci. Les signes de cette austérité sont nombreux : passage à 90% de rémunération en CMO, menaces sur les ASA, absence de rétablissement de la GIPA, point d’indice toujours gelé et refus de négociations salariales avant 2027, malgré l’inflation. Ce sont les salaires de 5,8 millions d’agentes des services publics qui sont bloqués ! La hausse du SMIC de 2,4% au 1er juin pour suivre l’inflation conduit une nouvelle fois le minimum fonction publique en dessous du SMIC et débouchera sur une compensation par le versement d’une indemnité différentielle. Les AED, les AESH, ainsi que les élèves fonctionnaires sont concernées. Le premier échelon des certifiées est supérieur au SMIC de seulement 4 %. La revalorisation du barème des indemnités kilométriques ou encore la prime « gros rouleurs » dont peuvent bénéficier les plus précaires, sont très en deçà des attentes de nos professions. Au moment où les ratios propro vont être revus pour l’accès à la classe exceptionnelle, il faut mettre un terme aux inégalités entre le premier et le second degré en alignant les ratios sur ceux du premier degré, bien plus favorables. Il est urgent de mener une campagne d’ampleur sur les salaires et les carrières. C’est un enjeu pour le présent mais aussi pour les pensions des futures retraitées.

Examens 2026

La session 2026 des examens s’annonce très chaude. Les risques sont grands que ces derniers se déroulent une nouvelle fois sous la canicule qui a encore fait la preuve que trop de bâtiments scolaires ne sont pas adaptés. La section académique a alerté la DEC à ce sujet lors de la récente vague de chaleur. Celle-ci a assuré avoir intégré des recommandations sur l’accueil des jurys dans les centres d’examens lors des visio d’organisation du DNB et indique qu’un mail sera adressé à l’ensemble des centres d’examens. La section académique communiquera en direction des syndiquées pour qu’elles et ils alertent le SNES-FSU en cas de difficulté. Elle a été par ailleurs sollicitée comme chaque année au sujet de l’organisation des oraux blancs dans les collèges ou lycées. Ces derniers jouent sur la conscience professionnelle des collègues pour leur imposer une surcharge de travail non rémunérée dans un contexte où les HSE ont quasiment disparu alors même que, pour ce qui concerne le DNB, l’oral n’est toujours pas rémunéré et les écrits le sont de façon dérisoire.

La communication ministérielle récente sur le niveau de langue des élèves et la demande faite aux correcteurices de mettre un terme à des années de « laisser aller » et de pénaliser les copies trop fautives sur le plan linguistique relève une nouvelle fois de l’idéologie libérale à l’œuvre refusant la massification de l’enseignement et visant le tri social des élèves après l’échec du choc des savoirs. L’enseignement des savoirs fondamentaux est devenu une obsession sans être soutenu par aucun moyen pour remédier aux difficultés des élèves et alors que la mission d’enseignement est parasitée par une pléthore d’« éducations à » et que beaucoup d’heures d’enseignement du français ont été perdues dans le cursus scolaire. Ces consignes, dans les dernières semaines avant les examens, témoignent du mépris pour les collègues et les élèves.
L’annonce du concours général des collèges relève de la même logique élitiste.

Préparation de rentrée

Le retrait des moyens dans l’académie pour la rentrée 2026 (2342 heures postes en moins soient 131 emplois avec la suppression de 91 postes) est présenté comme étant proportionnellement inférieur à la baisse démographique (1611 élèves de moins attendus dans les collèges et 326 dans les LGT). Cette baisse des DHG entraine 75 mesures de carte scolaire qui mettent beaucoup de collègues en difficulté. Elle conduira aussi à des problèmes pour affecter les TZR et les contractuelles CDI et risque de voir se dessiner un plan social pour les contractuelles CDD. Dans les établissements, elle accentue encore les tensions dans les équipes pour répartir les heures entre dédoublements, options, accompagnement personnalisé.
Malgré ce contexte, il faut faire le constat que les mobilisations, que ce soit à l’appel des départements à l’occasion des CSASD ou lors de l’appel national le 31 mars, n’ont pas entrainé les collègues à la hauteur des enjeux
La rentrée 2026, dans un contexte d’élections professionnelles, de début de campagne présidentielle, doit être un moment fort de mise en avant des mandats du SNES-FSU. Il s’agit à la fois d’être majoritaire aux élections professionnelles, de lutter contre l’extrême droite et de gagner une revalorisation salariale et des moyens pour l’école.

Entrée dans le métier

Les inquiétudes sont grandes pour les stagiaires dans le cadre de la mutualisation des masters MEE à l’échelle de la grande région. Pour des raisons budgétaires de plus en plus de formations ne sont ouvertes que sur un seul site régional ou un seul site académique. Ainsi, la réforme du concours que le SNES-FSU continue à combattre ne s’accompagne pas d’investissements pour accueillir des candidates en nombre mais de réductions de moyens qui risquent de décourager les étudiantes. L’audience avec la DPE, le 27 mai, outre qu’elle a été l’occasion de signaler en amont des situations personnelles de TZR et contractuelles, a permis à la section académique d’interroger l’administration, qui, à ce stade, manque de réponses, sur les modalités d’affectation des stagiaires. Celles-ci seront très tardives. Une nouvelle fois, les stagiaires connaitront leur lieu d’exercice une fois que celui-ci sera fermé. Le réseau de S1 du SNES-FSU doit rester une aide précieuse pour la prise de contact avec le métier et sera à nouveau sollicité.
Le secteur Entrée dans le métier sera mobilisé autant que de besoin pour accompagner les futures stagiaires et les futures lauréates pendant l’été et à la rentrée.

PsyEN

Après le stage académique EDA-EDO qui a réuni 70 collègues, la catégorie alerte sur les difficultés qui pèsent sur la mission centrale des Psychologues-EN, l’écoute et l’accompagnement des élèves en difficulté. Cette mission est freinée par :

  • La multiplication des tâches administratives : remplir des tableaux, rendre des comptes, justifier chaque action...
  • Des injonctions paradoxales : affecter les élèves sans places disponibles, touchant les plus défavorisées, fragiles.
  • Un manque de reconnaissance de leur expertise, souvent perçue comme secondaire face aux impératifs de gestion ou de performance scolaire.
  • Une charge émotionnelle non soutenue : Iels sont souvent les seules à porter la détresse des élèves (suicides, automutilations, violences familiales), sans toujours avoir des espaces de supervision ou de soutien psychologique de leur côté.
  • Un sentiment d’impuissance : Face à des situations de plus en plus lourdes (hausse des troubles anxio-dépressifs, des conduites à risque chez les adolescentes), iels manquent de moyens concrets (temps pour un faire vivre des partenariats constructifs et efficaces avec les CMPEA, les SESSAD…autour des jeunes), absence de formation continue…) pour agir efficacement.

Mouvement intra

Les résultats du mouvement intra seront connus dans quelques jours et la section académique soutiendra les collègues dans leurs démarches de recours. Elles et ils continuent à faire confiance au SNES-FSU pour leur mutation : prise de renseignements en amont, aide à la liste de vœux, vérification des barèmes, c’est un travail au long cours, fondamental dans notre action syndicale, et qui doit pouvoir nous conduire à fidéliser des adhésions parfois initialement liées à du service.

AED

La mobilisation des AED le 2 juin, avec un temps de préparation très court, a été relativement réussie. Malgré un petit rassemblement devant le rectorat il semble que beaucoup d’AED aient été en grève et des vies scolaires fermées. Il faut féliciter ici le travail des S1, chevilles ouvrières du militantisme de terrain. L’organisation d’un mouvement distinct de celui des AESH a permis un véritable focus sur les conditions de rémunération et de travail des AED, sur la dimension arbitraire de la cdisation, lors de l’audience intersyndicale au rectorat. Le principe d’un GT avant les congés d’été a été obtenu.
Pour le rectorat le travail d’AED doit rester ouvert à des étudiantes, notamment boursières, pour assurer un revenu avec une quotité horaire d’emploi compatible avec les études. C’est également un emploi adapté dans la perspective d’un accès à des concours de la fonction publique, en particulier dans l’éducation. Les revendications sur une grille de rémunération sont soumises à des moyens ministériels qui font défaut. Contrairement à d’autres, l’académie de Bordeaux ne veut pas financer sur fonds propres une grille de rémunération. Une procédure est en cours de réflexion sur la mobilité.
Le SNES-FSU doit poursuivre sa réflexion sur les AED en vue du congrès de Metz. La cdisation, possible depuis 2022, conduit de plus en plus d’AED à s’engager dans cette fonction avec l’espoir de celle-ci et les conditions actuelles produisent beaucoup d’amertume. La question de la stabilité des équipes dans des établissements éloignés des centres universitaires doit se poser également.
La section académique prévoit une visio de rentrée pour informer les AED sur leurs droits et envisage un stage au premier trimestre.

AESH

Une mobilisation intersyndicale en vue de l’obtention pour les AESH du statut de fonctionnaire de catégorie B aura lieu le 9 juin. Audiences et rassemblements ont été déposés dans l’académie, une lettre ostic a été envoyée à l’ensemble des personnels. Pensée comme une journée large autour de la question de l’école inclusive pour inciter l’ensemble des personnels à se mobiliser aux côtés des AESH, les mots d’ordre de celle-ci risquent de n’entrainer que les AESH elles-mêmes. Positionnée entre deux groupes de travail ministériels (le prochain aura lieu le 17 juin) elle doit pourtant être le moment de l’accentuation du rapport de force. Actuellement le ministère réfléchit à la fonctionnarisation de 20% des AESH et l’inspection générale se penche dans ce but sur une nouvelle fonction : les assistantes d’accessibilité, personnels qui interviendraient en appui des enseignantes. Ainsi, les AESH référentes ou des AESH expérimentées, sous statut, se consacreraient à la mise en œuvre pratique des adaptations pédagogiques pendant que les autres resteraient contractuelles et concentrées sur l’accompagnement. Le SNES-FSU s’oppose à cette provocation et, contre l’avis du ministère qui cherche à compléter le temps de travail, continue à revendiquer un temps plein pour 24h. Cette mobilisation est donc cruciale pour peser sur les discussions à venir.
Le déploiement des PAS est une source de grande inquiétude. Malgré des engagements de la DPASCO à rester sur la zone d’intervention des PIAL, les AESH commencent à recevoir leurs avenants qui font état de l’augmentation du nombre d’établissements dans lesquels elles sont susceptibles d’intervenir et d’une extension géographique importante. Le rejet des PAS par l’assemblée nationale conduit à ce que ces derniers n’aient pas de légitimité législative mais s’appuient uniquement sur du réglementaire et de l’expérimentation. Le dispositif est donc fragilisé. Le CSAA du 18 juin sera l’occasion de faire entendre les revendications du SNES- FSU et de la FSU au sujet des AESH et des PAS. Des groupes de travail se tiendront au niveau départemental dans lequel le SNES-FSU sera pleinement engagé pour limiter la dégradation des conditions de travail.

Prime REP/REP+

L’accompagnement des AED et AESH pour le versement rétroactif de la prime REP/REP+ a été une course de fond, marquée par de nombreuses incompréhensions au sujet des protocoles transactionnels. Le travail de la section académique avec le secrétariat général du rectorat et la DPASCO a permis de lever les ambiguïtés pour l’ensemble des collègues qui connaissent désormais la marche à suivre en fonction de leur situation respective.

Droits et liberté

La marche des fiertés a eu lieu à Agen et Libourne le 9 mai, à Saint Paul lès Dax le 16, à Bordeaux le 30 mai et des défilés se dérouleront le 16 juin à Biarritz et Périgueux. Lors de la semaine de lutte contre les LGBTQIA+ phobies, le drapeau arc-en ciel hissé au lycée des Iris à Lormont a été arraché. Les personnels de l’établissement ainsi que la FSU académique ont rédigé un communiqué de presse. La FSU a demandé au rectorat la réunion, d’ici la fin de l’année et en présence de représentantes des organisations syndicales, de l’observatoire des LGBTQIA+ phobies qui ne s’est pas réuni depuis un an. Le SNES-FSU reste mobilisé pour l’égalité, la lutte contre toutes les formes de haine, de discrimination et pour le respect des droits et de la diginité de chacune, élèves comme agentes, et invite les personnels à participer en nombre aux marches des fiertés qui sont à venir.

PSC

La procédure d’affiliation à la prévoyance collective a été un fiasco : attente interminable au téléphone, renseignements approximatifs, espace adhérent d’une confusion extrême, rien n’a été fait par la MGEN pour simplifier la souscription à ce contrat. Ainsi, au 4 mai, seulement 2486 agentes de l’académie sur 53374 avaient souscrit, selon la MGEN. Ce très faible taux n’est vraisemblablement pas lié au refus pur et simple de ce contrat par les collègues. En effet lors d’HIS, de discussions, leur intérêt pour ce contrat et leur compréhension des enjeux de protection et de solidarité étaient manifestes. La section académique poursuit donc son travail d’information auprès des collègues qui peuvent encore souscrire sans questionnaire de santé, sans tarification à l’âge jusqu’au 1er novembre.

Retraitées

Quant aux retraitées, la MGEN n’a pas le temps de s’en occuper et ne sait même pas quand elle le trouvera ! Telle est la réponse aux interpellations de leurs représentantes.
C’était en effet à partir du 1er mai dernier que les retraitées déjà adhérentes de la MGEN, élégamment dits « du stock », pouvaient exercer leur choix entre adhérer au contrat collectif employeur (à des conditions très pénalisantes) ou adhérer au nouveau contrat individuel spécial retraitées que la MGEN devait concocter. Mais elle n’a pas eu le temps de l’élaborer, pas plus que d’informer les retraitées, pour le 20 avril, comme elle l’avait promis, et encore moins de répondre aux demandes de rendez-vous, même téléphoniques. Motif donné : elle n’a pas terminé la bascule des actifves dans le nouveau système et priorise ensuite les néo-retraitées (ceux « du flux »). Tant de mépris pour des adhérentes de plusieurs décennies va droit au coeur ! Cela signifie bien que dans une logique purement commerciale, les adhérentes âgées n’intéressent plus la MGEN et sont incitées à aller frapper à d’autres portes assurantielles, où iels ne seront pas davantage les bienvenues, coûtant vraiment trop cher en soins ! C’est le degré zéro de la solidarité intergénérationnelle et des valeurs mutualistes !
Le 2 avril dernier, les retraitées du SNES, avec la FSU, la FGR et le groupe des 9, se sont mobilisées dans les 5 départements pour dénoncer les obstacles qui les empêchent d’accéder aux soins : budget insuffisant des hôpitaux, désertification médicale, mais aussi coût de plus en plus élevé des soins : restes à charge en hausse, augmentation des tarifs des EHPAD et … explosion du coût des complémentaires ! Les représentantes ont dit aux Préfets qu’une crise sanitaire sans précédent menaçait dont il était urgent de prendre la mesure en attribuant au Service Public de Santé des moyens à la hauteur des besoins. Il est tout aussi urgent de créer une Complémentaire qui serait gérée par la Sécurité Sociale sur la base de son principe : « de chacune selon ses moyens, à chacune selon ses besoins ».
Ce serait une première étape vers le remboursement par la Sécu de 100 % des soins prescrits. C’est pourquoi les retraitées du SNES-FSU appellent les actifves à signer massivement la pétition du professeur Grimaldi sur le site de l’Assemblée Nationale et à engager avec eux une action revendicative d’ampleur pour faire vivre les mandats du SNES-FSU en matière de protection sociale.
Derniere minute : des économistes libéraux proposent une nouvelle sous-indexation des pensions en 2027 pour économiser 16 milliards sur le dos des retraité.es. La FSU va proposer au G9 un plan d’action sur ce point à mettre en œuvre dès septembre.

Action

Pour lutter contre l’extrême droite, le SNES-FSU s’engagera davantage dans les campagnes VISA, dans tous les départements de l’académie.
Une analyse précise et experte du programme du RN, en particulier sur le sujet de l’éducation, les questions sociales ayant un impact sur nos élèves, et plus largement sur la défense du patronat, des ultra riches, sera nécessaire. Déployée largement, elle devra permettre aux militantes à tous les niveaux de démystifier ce programme de façon affirmée dans les salles des personnels, les heures d’information syndicale.

Le positionnement du SNES-FSU contre les classes défense et de sécurité globale doit être davantage visible : nos mandats sont incompatibles avec la culture militaire. Une alliance avec la FCPE doit être recherchée. Il faut aussi rendre perceptibles les problèmes pédagogiques, déontologiques et idéologiques qui se posent lorsque l’armée intervient dans les classes.
Le SNES-FSU doit systématiser ses interventions à ce sujet dans les instances à tous les niveaux.
La section académique construira un argumentaire sur la base de ses remontées de terrain.

Dans le cadre de la campagne sur les salaires, de façon à rendre plus concrètes nos revendications (revalorisation du point d’indice, ajouts de points sur la grille indiciaire), une « conversion » en euros de ces mesures pourrait être mise en avant avec quelques exemples frappants.

Une campagne sur la rémunération des oraux du DNB via un courrier type à envoyer aux rectorat doit être relancée. Afin de mettre un terme aux errements locaux, Le SNES-FSU doit demander des convocations émanant des DEC pour les oraux du DNB.
En amont des examens, le SNES-FSU doit lancer une campagne appelant les collègues à ne pas appliquer les consignes de pénalisation de la langue lors de la session 2026.

Il est difficile de se projeter avec certitude sur l’ampleur de la crise économique et sociale à la rentrée et d’anticiper les capacités de mobilisation de nos collègues. Les mandats du SNES-FSU, de la FSU, devront être rendus visibles dans l’ensemble des EPLE ; l’enquête de rentrée sur le recensement des personnels manquants doit être reconduite. Il faut aussi travailler la question de la baisse démographique, déconstruire le discours, anticiper les conséquences pour lutter plus efficacement.

Pour lutter contre les conséquences de la réforme de l’entrée dans le métier, le SNES-FSU doit mener une campagne d’incitation de ses syndiquées à s’investir dans la formation de tuteurice pour porter un discours alternatif auprès des stagiaires dans une formation de plus en plus à la main de l’employeur et de moins en moins solide disciplinairement avec le changement du CAFA. Les S1 devront aussi être formées sur les différentes situations de stagiaires et sur leur accompagnement. Le travail de coordination avec les syndicats du supérieur, dont le SNESUP, doit être accentué.


pour : 24
contre : 0
abst : 0
NPPV : 0

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